Notes autobiographiques
rb
25 janvier 2007 |
Études
J'ai appris à jouer du violon en cours privés. Tout le reste a été
étudié sur le tas en écoutant et regardant comment faisaient les
autres. Il en a été ainsi pour le trombone, les techniques
électroniques, les mathématiques et l'informatique.
Néanmoins j'ai énormément profité des concerts donnés
par les Nachtstudios des radios allemandes
(concerts dirigés par Hans Rosbaud, Ernest Bour et d'autres)
Préhistoire
Souhaitant jouer de la musique avec d'autres, j'ai été amené à être
violoniste dans l'Orchestre de chambre Francis Müller
et différents
autres ensembles amateurs, trombone dans le Jazz-band de Haguenau,
et dans l'Orchestre de jazz de Radio Strasbourg (dir. Urbain Tonon) et
différents ensembles de musique folklorique (Lustige Unterlaender).
Comme la pratique musicale finissait par être routinière, j'ai
constitué un studio de musique concrète à partir de 1968 avec des
magnétophones (Revox A77, Nagra) et des micros (Sennheiser, Neumann).
Le studio a été complété avec des matériels professionnels (modulateur
en anneau, bancs filtres) qui n'ont jamais donné satisfaction. Les
synthétiseurs EMS – VCS3 en 1969 et AKS en 1973 – malgré leurs
incohérences techniques, ont permis d'explorer des domaines sonores
inatteignables par l'instrumentarium traditionnel.
Parcours
À partir de 1969, constitution d'un studio de musique concrète
(magnétophones Revox) et électronique (synthétiseurs VCS 3 et AKS).
Contacts avec Michel Chion du G.R.M.
En 1973 j'ai tenté mon premier concert solo au Théâtre du
Pont-St-Martin
à Strasbourg – avec une affiche dessinée par François Pousse.
De 1973 à 1979, membre de la Klang-Duft-Licht Galerie de
Josef Anton Riedl.
Collaborateur du Centre européen de recherche musicale
à Metz, dirigé par Claude Lefebvre.
En 1983, fondation du Centre alsacien de recherche pour une
musique électronique nouvelle – CARMEN.
Collaborations avec l'Atelier lyrique du Rhin – Pierre
Barrat et Marie-Noël Rio, La Manivelle, les
scènes de la musique expérimentale.
Contacts permanents avec Peter Behrendsen (Köln), Ernstalbrecht
Stiebler, P. Wießenthaner (Frankfurt a.M.), Hans
Essel (Darmstadt), Johannes Goehl, Stephan
Wunderlich, Hans Rudolf Zeller (München), Pierre
Kraft, Bruno de Chènerilles (Strasbourg).
De 1983 à 1987, organisation des Rencontres de musiques
électroniques au Relais culturel de Wissembourg.
À partir de 1990, organisation de Concerts de bureau avec
Annemi Egri (musique de chambre classique et contemporaine).
Depuis 2007, organisation de conférences-concerts autour de
la musique concrète et électronique à la
Petite grange des sons à Wissembourg.
Recherches
Le concept de recherche musicale est ambigu et dans certains
centres de recherche il ne s'agissait que de s'abriter derrière
ces mots pour ne pas avouer qu'on était en fait un atelier
d'applications électroniques inventées et commercialisées par
l'industrie. Les « directeurs de recherche » ne voyaient pas comment
lancer une vraie recherche ; le contexte industriel national,
entièrement dévoué à la cause nucléaire et militaire, n'incitait aussi
à rien d'autre que de se laisser vivre.
L'essentiel de la recherche
musicale proprement dite se faisait aux États-Unis – souvent avec le
concours de matière grise venant de France (Jean-Claude Risset par
ex.).
Dans les années 1980,
j'ai quand même réalisé une interface entre un ordinateur bâti autour d'un
processeur Z80 et un des premiers synthétiseurs (vraiment)
polyphoniques, un Korg PS3100. Ce système fonctionnait très bien si on
stockait les pauvres programmes (du Basic) sur cassettes.
Malheureusement le système d'exploitation de disquettes était à ce
point déficient que l'emploi en concert n'allait pas sans risque de
chute et de rechute. Entretemps l'opinion publique s'est accoutumée à
ce genre de situation.
J'ai utilisé le système MIDI dans différentes occasions bien que la
pseudo-simultanéité des sons ne m'inspirât pas confiance. Le
déroulement des formes était (déjà) décrit par des « partitions » en
langage Pascal. Ce fut une sorte d'écriture directe du temps : chaque
évènement était fixé de façon absolue à un point temporel. Même si
c'était plus précis que le trafic (honteux) imposé par les célèbres
séquenceurs, les grands empilements de sons produisaient des décalages
nettement perceptibles. J'ai fini par me résigner à une sorte d'exil
intérieur. Tout ça n'avait rien à voir avec la musique que je voulais
entendre.
Entre 1990 et 1999, des réflexions sur la nature récursive de la
notation du temps ont abouti à la conception d'un compilateur
produisant du code MIDI ; cela n'aurait pas été possible sans le
secours du Compilerbau de Niklaus Wirth et l'étude de
la programmation objet en Pascal.
À partir de 2000, je me suis converti au langage Python que j'utilisai
d'abord pour la gestion de l'activité informatique et pour l'analyse
et la production de textes-sources (des programmes en Python pour
écrire des programmes en Pascal, en Lisp ou en Csound).
De 2000 à 2002, j'ai tenté d'utiliser des langages dédiés à la
synthèse numérique des sons (Csound, SAOL, etc). Mais ces langages ne
sont jamais que des sous-ensembles des vrais langages informatiques.
L'efficacité d'un langage ne se juge pas à la vitesse d'exécution :
qu'une tâche soit exécutée aujourd'hui en 0.001 sec ou en 0.010 sec
est absolument négligeable. Ce qui importe ce sont la lisibilité d'un
programme et les structures génériques incorporées qui confèrent au
langage un blindage efficace contre la fabrication de bogues et au
programmeur un gain de temps qui se chiffre en jours et en mois (peu
importent les centièmes de seconde).
En 2002, j'ai commencé à construire un langage de description des
objets sonores en langage Python. Et comme il se doit, je pensais
qu'un langage dédié était la bonne solution. Réaliser un langage dédié
en Python est en fait plus facile qu'en Pascal. Mais pour obtenir un
vrai langage informatique, il aurait fallu construire un langage ayant
la même puissance que Python – ce qui est évidemment inutile puisque
Python existe. J'ai donc abandonné – et je pense définitivement –
toute idée de langage dédié.
Le projet pythoneon est ainsi complètement immergé dans le
langage Python. Les programmes écrits en Python synthétisent les sons
et les organisent dans le temps et dans l'espace.
Compositions
Concepts
-
Opus I
- pour tout (1959-61) publié en russe
dans STILOBAT, Moscou, 1993
- Trois Pièces difficiles
- pour piano, op.II (1959)
- Ouverture
- pour rien, op.III (1973)
- Concept-concerts
- pour quelqu'un (1959-78)
- Hi-Fi – Elektronische Musik mit Heimgeräten
-
(Musique électronique à l'aide d'appareils domestiques) 20 min à 60 min
in Zweitschrift 2, éd. M. Erlhoff, Hannover, p.60-67 (1976)
- Beitrag zum Fortschritt der High-Fidelity
- in Zweitschrift
8, éd. M. Erlhoff, Komor, Welzer, Hannover (1981) p.38
- Beitrag zum Fortschritt der Demokratie in der Musik
- in
Zeitschrift für experimentelle Musik,
éd. Stephan Wunderlich, München (1985)
- Tractus tractus
- actions, processus et investigations aux
appareils Hi-Fi in Klangaktionen '86 - Neue Musik
éd. et organisation J.A.Riedl München (1986)
- Plausus plausus
- in Zweitschrift 8, éd.
Erlhoff, Komor, Welzer, Hannover (1981) p.39
- Die Möbius-Platte
- in Kurt Schwitters Almanach (1987) p.44
éd. Postskriptum, Hannover
- Connivences
- partition libre
- Lapsus lapsus
- suite d'erreurs - travail en cours
- Rétention-Expulsion
- concept algorithmique
pour une réalisation électronique
Musiques électroniques
-
Les archanges au galop
- bande (1971) 6 min 40
- Avers
- pour synthétiseur et bande (1975-76) 16 min
- Etats seconds
- pour plusieurs interprètes
- Extrasystoles
- pour synthétiseur VCS 3 et réinjection (1972) 6 à 8 min
- Le bain du dinosaure
- pour appeaux et dispositif électronique
(1971-72)
- Répétition pour l'An zéro
- bande pour l'objet plastique de
Claude Gebhardt, Josette Gaibrois, Elisabeth Wolff, Michel Bleux,
Gilbert Jung (1981) 60 min
- Feu
- pour ordinateur et synthétiseurs
avec feu d'artifice (1987) 10 à 15 min
- Diaphanes
- réalisée par synthétiseur Korg PS3100 contrôlé par
ordinateur MZ80, env. 30 min.
- Circus circa circum
- pour synthétiseur ou instrument et réinjection
- Régression
- pour synthétiseur AKS, 2 magnétophones (ou bande
préparée), micro, chronomètre, durée indéterminée (16 minutes avec
bande) ; peut être précédé d'une tentative de justification
- Medium, mit Höhen und Tiefen
- pour plusieurs joueurs
d'appareils Hi-Fi et matériels électroniques (1985)
Hessischer Rundfunk 15.3.85
- Duo agricole
- avec synthétiseur VL1
Musiques algorithmiques
Ces partitions sont écrites en un langage de programmation
informatique général (Python) ce qui permet de décrire la réalisation
des sons et leur ordonnancement dans le temps, conformément à l'usage
pour toute la musique occidentale, depuis l'an 1000 jusqu'à nos jours,
qui a été transmise sous forme de projets à exécuter – les partitions
– destinés aux interprètes. Ma manière de noter la musique est
maintenant un programme donné à interpréter à un ordinateur – auquel
je ne laisse aucune liberté1.
Le site pythoneon.musiques-rb.org
donne de plus amples renseignements.
-
Tientos
- env. 11 min (2003 –) Strasbourg, Cologne
- Saxifraga
- env. 5 min (2006) – Soultz-sous-Forêts
- Tussilago
- env. 5 min (2006) – Soultz-sous-Forêts
- Oxalis
- env. 5 min (2006) – Soultz-sous-Forêts
- Âventiuren
- env. 24 min (2006) – Muenchen Experimentelle Musik 2006
Musiques instrumentales
-
Partition I
- pour orchestre (bois, cuivres et contre-basses) et plusieurs synthétiseurs (1978) – crée par l'Orchestre du Hessische Rundfunk –
Frankfurt
- Partition II
- pour six synthetiseurs (1977) –
Steirischer Herbst 1977
- Partition III
- pour 12 harmonies (1978) – Musique dans la
Vallée – Reipertswiller
- Partition IV
- pour 12 harmonies (1978)
- Mazyl
- pour cymbalum (1983) créé par Détlev Kieffer
- Partition 111
- pour violon et petit ensemble (1983) –
Musica 1983
- Partition 1789
- pour violon et dispositif électronique (1989)
- Ombres
- pour piano et sons électroniques (1991) Annemi Egri (piano),
Metz
Musiques avec voix
-
Le Rhin est mort
- petite cantate pour choeur d'enfants, récitant, piano et bande, poème de Jean Paul Klée (1978)
- Foliaux
- pour voix de soprano et synthétiseur (1981) 10 min
- Un peu de bleu suffit ...
- pour une voix et quatre instruments (1992) poème de France Siptrott – Haguenau
- Le vernis sage du vernissage
- composition pour fragments de
discours officiel et échantillonneur, Villa Streccius – Landau (1995)
Musiques de films
-
Les étangs de Lorraine, un monde en sursis
-
film documentaire 16mm de Dominique Brenot,
2ème Prix au Festival du Film de Nature, Montpellier 1983
- Schleswig-Holstein
-
film de Jean-Baptiste Neveux et Geneviève Humbert,
réalisé par Dominique Avron, 1985 55 min
- Kekitti kax
-
vidéo-film de Kilina Cremona 17 min
- Le nerf du temps
-
vidéo-film de Marc Guerini et Renate Pook 16 min
- RICA Wissembourg 2003
- musique de la bande-annonce du festival
réalisée par Andrea Kiss et Jean-Philippe Salvadori avec la participation
de l'ensemble Vocal'Son dirigé par Stéphane Hummel
Musiques radiophoniques
-
Sept colonnes pour la ville
- radiophonie, scénario de René Bastian,
textes de Jean Pierre Hubert – Radio Strasbourg
- La voix inhumaine
- radiophonie, texte de Georges Dory – Radio Strasbourg
- Autoportrait
- radiophonie, France-Culture, oct. 1973
- Radiomusikwerkstatt
- trois radiophonies pour le Hessische
Rundfunk, Francfort (1985, 1986, 1987)
Musiques de scène
-
La caverne
- spectacle pour enfants de Marie Noël Rio (1979)
- Cadastre
- suite de chansons pour La Manivelle,
poèmes de Jean Pierre Hubert, mise en scène de Pierre Barrat (1983)
– TNS Strasbourg
- Têtes de cuir
- de Georg Kaiser, mise en scène de Gaston Jung
(Colmar, Paris, Bruxelles)
- Symphonie Solitude
- chorégraphie de Kilina Cremona
(1988) 60 min – Grand Prix de la Biennale de Nanterre en 1990,
Mention spéciale pour la musique –
- 1870, année terrible
- texte de Dominique Alber (1990) –
Wissembourg
- L'ange de feu
- chorégraphie Dominique Starck, 2001 –
Cube Noir Strasbourg
- Zehn kleini Negerle
- Laurent Fischer et la Klein Dominikaner
Buehn, Wissembourg
Publications
Articles
-
Les théories de la musique
- 1966 – inédit
- Le mur des sons
- 1971 éditeur Compresse mai 1999 - 1972
(refusé par Musique en jeu)
- Les instruments de la musique
- in Musique en jeu 1972, p.82-88
- De l'utilisation des résidus culturels
- in
Prospective Mulhouse, 1976.
- Le Parc Naturel de la Musique
- in Le Drapier Strasbourg, 1976
- La guerre des boutons
- in
Cahiers Recherche/Musiqued. INA-GRM, Paris 1977 p.169-179
- Errare alsaticum est
- in Le Drapier, Strasbourg, 1978 p.5-6
- Habeamus Cage
- in Cage Box éd. H.R.Zeller, Bonn, 1979 p.8-9
- Experimentelle Wellenformung
- in Zeitschrift für experimentelle
Musik éd. Stephan Wunderlich, München, 1984
- Grafische Bestimmung von Wellenformen
-
Neuland 5 Verleger Herbert Henck, Köln (1985) p.226-231
- L'apprentissage du temps chez l'adolescent
-
Actes du IVe colloque de Strasbourg, p.34-60, Strasbourg, 1987
- Le jeu et son double
- Janus bifrons 12/13
Strasbourg (1987) p.77-92
- Une grammaire générative de la symbolique musicale
- (1991-1992)
9 pages, auto-édition
- Un compilateur de rythmes
- Pascalissime mai 1992
- Mélanthés
- texte pour un vernissage de Marie-Luce Mélant,
Karlsruhe (1998)
- Das Objekt Musik
- 17 pages, , SKOP, Francfort 1998
- Figurations et notations de l'objet musical
- Cahiers Gutenberg Rennes, mai 1999 version pdf
- Das Komische in der Musik
- Kunst und Kirche, Köln, mai 1999
- Über experimentelle Musik
- Ein Begriff des Experimentellen
éd. Stephan Wunderlich, 2001, München
- Internet et le Logiciel libre
- Réfractions –
Les anarchistes et Internet Paris (2002), p.55-62
- Probleme der Weiterentwicklung des Zwölftonsystems
- (1978)
publié dans Musik der anderen Tradition – Mikrotonale
Tonwelten éd. H. R. Zeller, Musik-Konzepte, München (2003)
- Danse autour de la section d'or
- publié dans
Godwin Hoffmann – Peintures 1968-2002 – Catalogue raisonné
Somogy, Paris (2005)
- De la disparition progressive de la musique
-
Divergences,no 10, nov. 2007 et no 11 janv. 2008
Textes inédits : logiciels
-
GG92
- notation du temps musical, compilateur version restreinte
- GG95
- notation du temps musical, compilateur version étendue
La grammaire qui est à la base de ces compilateurs inclut
une idée de la notation du temps d'une phrase par sa position
à l'intérieur d'une autre phrase – c'est à dire une notation
récursive du temps musical. Cette idée, difficile à saisir,
reste valable, car elle est essentielle à la musique. Elle
explicite cette structure récursive du temps musical. Heureusement,
on peut écrire de la musique sans qu'il soit nécessaire de
le comprendre.
Textes inédits : théorie
-
Les gammes iraniennes
- analyse de gammes iraniennes microtonales,
2003 (sera publié en 2033, l'industrie
éditoriale ayant besoin de ce temps de réflexion)
- La partition de musique en Python
-
une grammaire formelle de l'objet musical,
travail en cours – env. 200 pages
Comptes-rendus
-
Denis Muzet
- Idéologie musicale et processus de composition
– Pour une critique de la haute-fidélité, Festival international du son – Conférences des journées d'études 1977, Éditions RADIO
- Denis Muzet
- Le Fou du Royaume d'Alsace, Cahiers de
l'animation musicale
- Herrmann-Christoph Müller
- Weniger ist mehr –
Low-Tech-Konzepte und die Kunst der Verkehrung
Neue Zeitschrift für Musik, 2007, Schott-Verlag
Echos
...René Bastians Regression I für Syntheziser und Tonband, eine
Komposition, die auf einem Grundklang aufgebaut ist, der ständig durch
eingeblendete Klangfarbenakzente gewissermaßen aus seiner Ruhe
aufgeschreckt wird und sich allmählich selbst zu Geräuschen verfärbt.
Bastian verzichtet auf eine Erklärung des Werkes, da alle
Kompositionsverhältnisse hier so klar seien, daß man nicht auf sie
hinzuweisen brauche. Vermutlich dürfte Bastian mit seiner verbalen
Zurückhaltung aber eher Ratlosigkeit ausgelöst haben, die sich in
einigen Unmutsäußerungen Luft machte.
Mit Sicherheit aber hat er ein interessantes Thema verschenkt. Denn das
Prinzip der Regression in der Neuen Musik wird nicht dadurch bewußter,
verständlicher, daß man es kommentarlos offeriert.
Wolfgang Sandner F.A.Z. 27.1.78
Nichts Neues in René Bastians Regression I für Syntheziser und
Tonband.
Ein aggresiv durchgehender Bodenton macht noch keine Komposition, wenn
ansonsten mit der Elektronik so sparsam umgegangen wird.
GN Neue Presse 28.1.78
Régression a trouvé au terme d'une longue quête sa forme définitive.
Son épilogue (Abgesang serait plus adéquatement poétique) s'avéra
particulièrement prenant.
Francis Müller D.N.A.
Bestenfalls das Bastian-Stück verdient eingehenderes Interesse. Die
meditativen Klangordnungen hätten allerdings noch subtiler abgestuft
präsentiert werden können. So wurde man durch die Grobfasrigkeit des
Stückes ein wenig aus der Reihe gebracht.
Theodor Uz Kronenzeitung 16.10.77
A propos des Têtes de Cuir:
Dazu eine Bühnenmusik, elektronisch, die dann doch wieder ein
ursprüngliches, sinnliches Theatererlebnis provoziert: Masse Mensch,
stumpfe Ergebenheit, Brutalität, Angst.
Dr. Herrmann Ebeling Süddeutscher Rundfunk 9.6.79
On n'oublie pas la participation de René Bastian, auteur de la musique
électronique qui accompagne l'oeuvre. Elle souligne la mise en scène de
Gaston Jung, sans tonitruances inutiles, prolongeant en évocations
inquiétantes cette incursion naguère prémonitoire au bord de précipices
que l'on souhaiterait balisés aujourd'hui.
Roger Kiehl D.N.A. 9.6.79
...un spectacle ...qui ne serait animé, sérieusement, que par
l'intéressant, malicieux et érudit travail musical de René Bastian.
Antoine Wicker L'Alsacien 12.6.79
La musique de René Bastian, qui exprime par l'électronique les élans
du pouvoir et ceux de la révolte, se fait écouter.
Michel Cournot Le Monde 23.6.79
Liens
-
Darmstadt
- Verein für experimentelle Musik Darmstadt
- Firenze
- www.centrotemporeale.it
- München
- Verein für experimentelle Musik München
- Wissembourg
- C A R M E N
Centre alsacien de recherche pour une musique électronique nouvelle.
Studio de musique électronique actuel
Synthèse et organisation
-
un ordinateur portable avec un système d'exploitation
de type Linux
- le langage Python avec plusieurs extensions (Numarray, PyX, Gnuplot)
- les modules constituant le projet
pythoneon
Notation
Le programme Common Music Notation écrit en Lisp par
Bill Schottstaedt est absolument splendide. Malheureusement le Lisp
est un langage dur dur. Heureusement Bill est là chaque fois qu'on
est en panne.
Écoute fixe
Pour garantir un bon fonctionnement ce matériel ne doit pas être
déplacé.
-
lecteur cd-audio Cambridge Audio DVD89
- magnétophone Revox A700
- mélangeur Mackie VZ1402
- amplis numériques Flying Mole DAD M100pro
- haut-parleurs Avantgarde-acoustic Duo
Écoute mobile
-
lecteur cd-audio Philips CD 723
- mélangeur Mackie VZ1402
- enceintes actives Tannoy Active Reveal avec basse Sub 10
Notices
Extrasystoles
a été composée en 1972 pour un synthétiseur analogique EMS/VCS 3 et un
système de réinjection de deux magnétophones.
Le synthétiseur comporte une matrice de connexion par laquelle
on interconnecte les différents modules (oscillateurs, filtre,
modulateur en anneau, générateur de bruit blanc etc.). Tant que
ces connexions ne sont pas faites, le synthétiseur ne produit aucun
son. Extrasystoles a ceci de particulier qu'elle débute
avec une matrice vide ; les sons sont constitués et interagissent au fur et à
mesure que les interconnexions sont faites. Malgré une part
d'aléatoire, la structure manifeste ainsi une remarquable
permanence formelle, sortant du silence et retournant au silence.
Les archanges au galop
est une bande deux pistes réalisée en
1972 avec un synthétiseur analogique EMS/VCS 3 qui comporte des générateurs
d'ondes en dent de scie (c'est la dénomination technique habituelle)
et des générateurs d'ondes rectangulaires, faisant alterner des plateaux
hauts et de plateaux bas. Si le synthétiseur est bien réglé et si on
combine astucieusement les plateaux et les rampes on obtient des
suites de sons qui rappellent des galops qu'on n'a jamais entendus
auparavant.
Tractus tractus
ce concept a été écrit pour un stage de musique électronique qui a eu
lieu à l'Institut de Psychologie sociale à Strasbourg
et publié peu de temps après
à Hannovre. Il utilise les multiples parasites qui peuvent naître d'un
appareillage haute-fidélité : sons larsen, bruits de fond, bruits
de commutation, distorsions, etc. tels qu'ils sont recensés
dans un tableau dans l'ouvrage Les musiques expérimentales
d'Abraham Moles qui était alors le directeur de l'Institut.
Les sons électroniques ainsi libérés deviennent des objets musicaux
passant d'une extrême pureté au cataclysme sonore. Paradoxalement
ce sont les meilleurs appareils haute-fidélité qui procurent les
parasites les plus diversifiés.
René Bastian
1 rue du Presbytère
F-67160 Wissembourg
Tél : 0033(0)388 94 94 71
Courriel : rbastian@freefr
http://www.musiques-rborg
Document réalisé à l'aide de Latex et de Hevea
- 1
- Bizarrement la Sacem n'admet pas
ce genre de partition, pourtant bien conforme à la grande tradition
européenne de l'écriture musicale.